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RANDO MOULINS

- LA CHAPELLE SUR ERDRE -

 

                       

LE MOULIN A EAU DE LA VERRIERE

La construction du premier moulin remonterait au moins au 12ème ; Il faisait alors partie des biens des bénédictins installés à l'Angle Chaillou. Cette métairie devint rapidement un prieuré dépendant de l'abbaye de Blanche-Couronne (près de Savenay), et le moulin a probablement produit la farine nécessaire aux moines de celle-ci.

 Propriété pour moitié de la famille de ROHAN, il est acquis en 1448 par Jean LESPERVIER, seigneur de la Gascherie. A partir de 1711, le moulin devient la propriété d'entrepreneurs qui vont le transformer en site 'industriel'. 

L'utilisation de ce moulin a évolué au cours de son histoire : d'abord moulin à farine, il devient moulin à foulon à la fin du 17ème, chamoiserie puis forge à l'époque de la Révolution ; Il redevient foulonnerie dans la première moitié du 19ème et moulin à farine dans la seconde moitié. Il n'est pas reconstruit suite à son incendie en 1889.

Au 18ème, le moulin aurait fait fonctionner jusqu'à quatre foulons : marteaux frappant des draps juste tissés pour les rendre plus serrés et les assouplir, de même que des peaux.

Le village de la Verrière date de 1790 : les maisons ont été construites pour loger à proximité de la forge (devenue Manufacture royale), les ouvriers spécialisés qui travaillaient 'au feu et en continu'. En 1800, le moulin actionnait un fourneau, un gros marteau, deux martinets et une forge, employant une quarantaine d'ouvriers et produisant, principalement, des armes à destination des arsenaux, des outils aratoires et des fers divers.

 

La société 'Joseph GAUDIN et fils' de Nantes (qui possédait la Verrière, un fourneau au Pas-Chevreuil près de Joué/Erdre et une autre manufacture à Bel-Air - quartier de Talensac) ayant périclité, le moulin a été vendu aux enchères en 1806, ré-exploité par un chamoiseur avant de redevenir moulin à farine/minoterie vers 1840.

Le fonctionnement du moulin était tributaire de la réserve en eau de l'étang, donc de sa hauteur. Ce fut une source de conflits répétés pendant une grande partie du 19ème entre le propriétaire de la Verrière et les riverains en amont du Gesvres, se plaignant des inondations de leurs terrains.

Depuis la mise en service du viaduc en 1852, le village de la Verrière se trouvait isolé ; Il a été progressivement abandonné après l'incendie du moulin et les pierres ont été prélevées pour d'autres constructions.

Une maquette (construite par R. MARCEL, reconstitution du site d'après documents - voir la photo) permet d'identifier les ruines récemment consolidées de cet ancien village.              

 

 

LES MOULINS A VENT DE LA LANDE DES CAHERAUX

Trois moulins (de type moulin-tour) relativement proches les uns des autres ont été construits sur ce plateau d'environ 40m d'altitude (pour information, celui de Grasse Noue est à 51m et celui du Vivier à 35m). La construction des moulins du Limeur et des Crétinières date certainement du Moyen-Age (ces deux moulins étaient situés sur la paroisse Ste Catherine = La Chapelle sur Erdre sous l'Ancien Régime) ; Le Moulin Neuf date du milieu du 19ème. Les trois moulins dressés sur la lande étaient observables simultanément) ; Ils constituaient alors, avec les églises, les points caractéristiques du paysage.

 

LE LIMEUR

En 1679, le moulin appartient à la Desnerie, alors sur la paroisse St Donatien.

Fin 17ème, le meunier et sa famille quittent le Limeur pour s'installer au moulin des Crétinières ; Le moulin n'est pas exploité pendant une vingtaine d'années : rénovation ou reconstruction ? 

Les biens de la seigneurie ne sont pas confisqués à la Révolution et le moulin est resté propriété de la Desnerie jusqu'à l'arrêt de son activité vers 1910.

Au cours de la guerre de 1939-1945, la toiture du moulin a été remplacée par une plate-forme d'observation allemande.

La tour appartient aujourd'hui à la commune de La Chapelle sur Erdre.

 

LES CRETINIERES

La première mention connue de ce moulin date également de 1679 : il appartient à la seigneurie de la Gascherie.

A la Révolution, les 2/3 des biens de la Gascherie sont confisqués ; Devenus Biens nationaux, ils sont vendus en 1796. En 1824, par le jeu d'alliances et de successions, le patrimoine de la Gascherie - dont le moulin des Crétinières - est réunifié.  

En 1907, une convention est établie entre le propriétaire de la Gascherie et le meunier, permettant à ce dernier de reconstruire à ses frais un moulin sur la même parcelle de terrain, avec un étage supplémentaire (la tour actuelle). Le meunier devient propriétaire du moulin et des dépendances en 1915.

La force motrice (moteur à gaz pauvre) a été installée vers 1921-1922 et l'électricité au cours de la guerre de 1939-1945.

Le moulin s'est arrêté en 2001 puis a été transformé avec ses dépendances en logements. 

 

LE MOULIN NEUF

Sa construction est entreprise vers 1835 par la famille de meuniers du Limeur.

Le premier meunier du Moulin Neuf, l'un des enfants de cette famille, s'y installe vers 1853, après son mariage.

Le moulin a cessé de fonctionner en 1910 ; Il a été démoli pour ré-emploi de ses pierres à la construction de la minoterie de la Mongendrière, rue de Nantes, en 1912.